Des sources locales ont documenté le décès du citoyen ahwazien Alireza Janami (27 ans) alors qu’il travaillait dans l’un des chantiers de forage pétrolier dans le marais, dans des conditions de travail extrêmement dangereuses et sans les mesures de sécurité les plus élémentaires. Malgré la gravité de l’incident, les autorités d’occupation ont tenté d’atténuer leur responsabilité en publiant une déclaration officielle affirmant que la mort était due à l’exposition au soleil et à la chaleur, dans une tentative claire de dissimuler une négligence flagrante et l'absence de mesures de protection.
La poursuite des opérations de forage dans le marais d’Al-Falahiya représente une menace directe pour la vie des travailleurs ahwaziens, en plus de la destruction systématique de l’environnement et des marais, qui constituent une source vitale pour les habitants de la région.
Dans ce contexte, l’Organisation met en garde contre la politique de déplacement forcé menée par les autorités iraniennes contre les habitants ahwaziens des villages entourant le marais, dans le cadre d’un plan sécuritaire et de renseignement visant à modifier la composition démographique de la région d’Al-Ahwaz. Ce plan a déjà conduit à l’expulsion d’au moins plusieurs dizaines de milliers d’habitants, par le biais de pressions économiques, du délaissement des infrastructures, et de la transformation des zones en sites militaires ou en projets d’exploration.
Ce déplacement forcé constitue une violation flagrante du droit international, notamment :
L’article 49 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule :
"La puissance occupante ne peut pas déporter ou transférer une partie de sa propre population civile dans le territoire qu'elle occupe."
L’article 7 (d) du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, qui considère le déplacement forcé sur la base de l’ethnie, de la nationalité ou de la religion comme un crime contre l’humanité.
La condamnation des politiques de l’occupation iranienne mettant en danger la vie des travailleurs ahwaziens et menaçant l’environnement et la présence humaine dans le marais d’Al-Falahiya.
La demande d’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur les circonstances de la mort d’Alireza Janami, et l'identification des responsables de cette négligence.
Un appel à l’arrêt immédiat des opérations d’exploration pétrolière dans le marais d’Al-Falahiya, jusqu’à ce que les droits des travailleurs soient garantis et que la destruction de l’écosystème cesse.
Le refus de la politique de déplacement forcé des habitants des villages voisins du marais, et une demande à l’ONU d’envoyer une mission d’enquête sur les changements démographiques forcés à Al-Ahwaz.
Le rejet total de la responsabilité sur les autorités d’occupation quant à la détérioration humaine et environnementale dans les marais d’Al-Ahwaz
Ce crime s’ajoute à une longue liste de violations systématiques subies par le peuple ahwazien sous l’occupation iranienne. Il est donc urgent que la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme interviennent pour protéger les citoyens et mettre fin aux catastrophes délibérées contre l’homme et la nature à Al-Ahwaz.
Organisation Al-Ahwazienne des Droits de l’Homme