L'Alahwazi Organization for Human Rights (A.O.H.R) condamne fermement la pratique systématique de la disparition forcée ciblant les militants ahwazis par le ministère des Renseignements. L'A.O.H.R confirme le transfert de l'ancien prisonnier politique Mohammad Jafar Armeshi (Hamid Jaderi) à la prison centrale de Sheiban à Ahwaz, après plus de neuf mois de détention au secret et de disparition forcée.
Mohammad Jafar Armeshi (connu sous le nom d'Abu Tariq, 58 ans, fils de Sabah, résidant dans le quartier Al-Thawra à Ahwaz) est un militant civil et ancien prisonnier politique ayant déjà purgé six ans de prison (2011-2017) dans les prisons de Karoun et Sheiban sous de fausses accusations d'« atteinte à la sécurité nationale ».
Au cours des neuf derniers mois, sa famille a été maintenue dans une incertitude totale concernant son sort, son état de santé et sa situation judiciaire, les autorités refusant de fournir la moindre information, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à l'usage de la torture.
Cadre juridique et violations internationales :
* Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées :
* Articles 1 & 2 : Interdiction absolue de la disparition forcée et droit de la famille à être informée du lieu de détention.
* Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) :
* Article 7 : Prohibition absolue de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants.
* Article 9 : Interdiction des arrestations et détentions arbitraires et droit de contester la légalité de la détention.
* Article 14 : Droit à un procès équitable et à l'assistance d'un avocat.
L'A.O.H.R exige la libération immédiate et sans condition de Mohammad Jafar Armeshi, l'abandon des poursuites et l'ouverture d'une enquête sur sa disparition forcée.